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MÉMOIRE : En regardant les anciens plans de la lunette de Beauregard que j’ai trouvé aux archives de l’armée, on se rend compte que la terre qui comble aujourd’hui intégralement le sol était à l’origine rassemblée en son centre sous la forme d’un cavalier et d’une traverse.
Un glacis était réalisé à l’approche du fort pour que l’assaillant arrive légèrement en contrebas de manière à ce qu’il ne puisse pas voir l’intérieur, mais au contraire, essuie les tirs défensifs. Nous pouvons remarquer que cet aspect a complètement disparu.
Afin de redonner la lisibilité du lieu, un important déblaiement est nécessaire. Ta terre sera utilisée pour faire un talus dans le bois et réaliser la rampe reliant la nouvelle gare de funiculaire.
L’hôtel fait face au fort et au paysage. Il s’inspire de l’architecture militaire. Un cadre d’apparence massive, en pierre, semble tenir la façade en bois, plus légère. Au rez‐de‐chaussée, un maximum de transparence est donnée au bâtiment afin de voir le fort au travers des vitrages en arrivant.
Pour la géométrie du fort, je me suis librement inspiré de la forme du cavalier en terre du fort d’origine. Sous ce cavalier prennent place une série de petites pièces consacrées aux soins, aux massages ou à la détente. Au milieu de cet espace, dans le vide ainsi crée, on y trouve l’espace des bains.

CONTEXTE : D’aspect stable et solide, le fort nous fait face. Il nous faut entrer par la porte latérale. Même si Beauregard n’a pas exactement cinq côtés, il est important de remarquer que c’est le seul fort polygonal de Besançon.
C’est pourquoi j’ai décidé de développer mon projet autour du chiffre cinq. Ce dernier était considéré comme sacré ; c’est également le plus petit nombre de côtés permettant de construire des fortifications bastionnées.
La rose étant l’expression même du chiffre cinq, cinq pétales réunis autours d’un calice de cinq sépales, les feuilles et fleurs étant généralement regroupées par cinq, le projet peut être comparé à l’eau de la rosée se déposant sur une fleur. La rosée, eau pure, connue pour ses vertus curatives.

CRÉATION : L’accès au bain se fait à travers un mur végétal, un peu comme si l’on devait rentrer dans quelque chose de profond pour pouvoir se ressourcer.
Après s’être dépouillé de ses vêtements, de ses soucis quotidiens, le mental s’apaise, condition indispensable à une bonne relaxation. A l’intérieur des bains, on y retrouve l’élément minéral. La pierre, à la fois solide, stable, mais aussi dure, implacable, nous rappelle à la réalité et aux choses essentielles.
Autour d’un bassin central, les cinq espaces nous rappellent chacun un sens différent.
‐ Dans le bain froid à 16°C, le clapotis d’un fontaine fait allusion au sens de l’écoute dans une ambiance bleu marine.
‐ Le bain de vapeur Froid nous rappelle le sentir tandis que des parfums sont diffusés dans une ambiance bleue ciel.
‐ Le Bain chaud à 42°C Dans une ambiance lumineuse et jaune réveille le regard.
‐ Dans le quatrième bain, il est possible de boire de l’eau de source de Besançon. Dans une ambiance orange.
‐ Enfin, le fond du cinquième bain est recouvert de galets dans une ambiance rouge.
Le bain extérieur et la cafétéria placée au dessus des vestiaires offrent tous deux une vue panoramique sur
Besançon et sa citadelle.

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La rosée de Beauregard

ENSAPB - studio "Mémoire-Contexte-Création" de Philippe Prost et Jean-Marc Weill

Réhabilitation du fort de Beauregard à Besançon en établissement de bains,
en partenariat avec le réseau des sites majeurs de Vauban, et la municipalité de Besançon.